| SP 3 311 2079 |
NOR : SANH0430326C
(Texte non paru au Journal officiel)
Annexe : Guide de bonnes pratiques d'une démarche palliative en établissement.
Date d'application : juin 2004.
Références :
Circulaire DHOS/02/DGS/SD5D/2002 n° 2002-98
du 19 février 2002 relative à l'organisation des soins palliatifs et
de l'accompagnement, en application de la loi n° 99-477 du
9 juin 1999, visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs
;
Guide de bonnes pratiques d'une démarche palliative en établissement.
Textes abrogés ou modifiés : néant.
Monsieur le directeur de l'hospitalisation et de l'organisation
des soins à Mesdames et Messieurs les directeurs des agences régionales de
l'hospitalisation (pour diffusion aux établissements) ; Mesdames et Messieurs
les préfets de région (directions régionales des affaires sanitaires et sociales
[pour information]) ; Mesdames et Messieurs les préfets de département
(directions départementales des affaires sanitaires et sociales [pour
information]) ; Mesdames et Messieurs les directeurs d'établissements de santé
(pour diffusion aux unités de soins) Je vous prie de bien vouloir trouver
ci-joint le Guide de bonnes pratiques d'une démarche palliative rédigé par le
groupe de travail émanant du comité de suivi du programme national de
développement des soins palliatifs 2002-2005.
Ce document répond à la
demande des équipes et propose des étapes à franchir et des outils pour
construire un projet de soins personnalisé de soins palliatifs et
d'accompagnement en établissement, en lien avec les acteurs du domicile. Il
s'inscrit dans les orientations fixées par la circulaire citée en
référence.
Il est recommandé que la diffusion de ce guide s'organise sous la
forme de forums d'informations et d'échanges sur les soins palliatifs et sur
l'accompagnement dans chaque établissement de santé.
Ce forum pourra être
l'occasion d'échanges et de réflexions sur la dimension éthique des pratiques
professionnelles et des projets de créations d'espaces éthiques, dans l'optique
notamment de la publication prochaine du projet de loi portant sur la
bioéthique.
Ce guide devra être photocopié à toutes les unités de soins dans
les établissements.
Ce guide sera également téléchargeable sur le site
Internet du ministère à l'adresse suivante : http
://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/palliatif/index.htm.
E. Couty
Guide de bonnes pratiques
d'une démarche palliative en
établissement
Avril 2004
Préface
Ce guide concerne les acteurs soignants et sociaux en premier
lieu, mais aussi les médecins (chefs de service et médecins - seniors), les
cadres infirmiers, ainsi que les directeurs d'établissements qui doivent être
impliqués dans l'impulsion d'une telle démarche et les agences régionales de
l'hospitalisation.
Sa seule ambition est de proposer aux soignants une
démarche et des outils concrets pour contribuer à la qualité de vie des
personnes hospitalisées de tous âges, qu'il s'agisse d'enfants, d'adultes ou de
personnes très âgées, atteintes de cancer ou de tout autre maladie grave dont le
traitement curatif échappe, ou encore de polypathologies qui relèvent de soins
palliatifs.
Je tiens à remercier les rédacteurs de ce document, en
particulier le professeur Colombat (Philippe) du CHU de Tours et le docteur
Le Divenah (Aude) de la DHOS, mais également toutes celles et tous ceux qui
ont contribué à sa rédaction ainsi que les membres du comité de suivi du
programme national de développement des soins palliatifs.
Plus généralement,
je veux saluer l'action de tous les professionnels et les bénévoles qui, par
leur action quotidienne et leur engagement, permettent que se développent les
informations et les échanges sur les soins palliatifs et l'accompagnement, et
une meilleure prise en charge des malades.
E. Couty
Remerciements également : à Mme Berdat-Dellier
(Marie-France), ligue contre le cancer au docteur Burucoa (Benoît), CHU
Bordeaux, SFAP) ; au docteur Chassignol (Laurent), CHG Privas ; au docteur
Delbecque (Henri), président du comité de suivi du programme national de
développement des soins palliatifs 2002-2005, Dunkerque ; au docteur
Dorvaux (Véronique), CHR Metz-Thionville ; au docteur d'Hérouville (Daniel),
vice-président de la SFAP ; au docteur Krakowski (Yvan), FNCLCC, centre
Alexis-Vautrin, Vandoeuvre-lès-Nancy ; à M. Le Lay (Emmanuelle), INPES ; à
M. Mattera (Michel-Henri), Conférence nationale des directeurs de centres
hospitaliers ; au docteur Memran (Nadine), CHU de Nice ; à M. Nallet
(Gilles), cadre infirmier, CHU de Besançon ; à M. Parmentier (Gérard),
UNHPC ; à Mme Pin (Stéphanie), INPES ; au docteur Saltel (Pierre), centre
Léon-Bérard, Lyon ; au docteur Vigneron-Meleder (Huguette), ARH de
Basse-Normandie ; et aux autres membres du comité de suivi du programme national
de développement des soins palliatifs 2002-2005.
Ce Guide de bonnes pratiques
d'une démarche palliative à un
double objectif
Aider chaque équipe ou structure de soins qu'elle soit en
institution ou à domicile (hospitalisation à domicile), publique ou privée, à
mettre en place une démarche palliative.
Permettre aux responsables et
directions concernés de ces établissements d'aider leurs équipes et les services
concernés en leur offrant un guide méthodologique.
La démarche palliative,
inscrite dans la circulaire du 19 février 2002, devra en effet être
mise en place dans chaque établissement (1).
La démarche palliative
multidisciplinaire et participative des professionnels, inscrite dans la
référence 51, au chapitre III de la seconde version du manuel
d'accréditation, est à intégrer dans les projets des établissements avec les
agences régionales de l'hospitalisation. A l'avenir et dans le contexte de la
tarification à l'activité, le contrôle des établissements sera réalisé sur la
base des objectifs inscrits dans ce contrat.
PLAN
Définition
Rappel des textes législatifs
Justificatifs d'une
démarche palliative
Conditions de mise en place d'une telle démarche
Mise
en oeuvre de la démarche
Evaluation et suivi
Annexe I. - Eléments d'aide à
la réalisation d'un projet de service en tenant compte des conclusions de la
conférence de consensus de l'ANAES portant sur l'accompagnement en fin de
vie
Annexe II. - Echelle de Maslach
Echelle d'évaluation du niveau
d'épuisement professionnel
Références
Définition
Selon le document ministériel du 22 février 2002, la
définition de la démarche palliative est la suivante : « Asseoir et développer
les soins palliatifs » dans tous les services (et à domicile) en facilitant la
prise en charge des patients en fin de vie et de leurs proches par la mise en
place d'une dynamique participative prenant en compte les difficultés des
soignants.
Elle concerne l'ensemble des soignants et des équipes de toutes
structures de soins (établissements et structures du domicile).
Elle est une
des réponses aux droits des patients d'accéder aux soins palliatifs et à un
accompagnement.
Rappel des textes législatifs
Toutes les formes de prise en charge, qu'elles soient à domicile
ou en établissements, sont concernées par cette démarche, que les établissements
soient publics, privés ou PSPH, reliés aux secteurs sanitaires ou
médico-sociaux. En effet, les textes législatifs concernent l'ensemble des
établissements.
La loi n° 99-477 du 9 juin 1999 garantit
dans son article premier le droit d'accès aux soins palliatifs : « toute
personne malade, dont l'état le requiert, a le droit d'accéder à des soins
palliatifs et à un accompagnement ».
La circulaire DHOS/02/DGS/SD5D/2002
n° 2002-98 du 19 février 2002 (1) précise l'organisation des
soins palliatifs et de l'accompagnement à domicile et en établissement.
Dans
le chapitre relatif aux établissements de santé et relatif à tous les services,
il est précisé : « qu'il est nécessaire d'asseoir et de développer les soins
palliatifs dans tous les services de soins (court séjour, soins de suite et de
réadaptation, long séjour...). Ce développement doit s'inscrire obligatoirement
dans le projet médical et le projet d'établissement. Il permet le respect de la
charte du patient hospitalisé.
Elle nécessite aussi des aides extérieures visant à faciliter le
travail des soignants : experts en soins palliatifs (professionnels des
structures de soins palliatifs, soignants formés de l'établissement, membres de
réseau) ; psychologues, bénévoles d'accompagnement.
Tout établissement de
santé, toute structure assurant une prise en charge sociale ou médico-sociale
devra, dans le cadre de son projet d'établissement établi sur la base du projet
médical et du projet de soins, préciser les modalités et les organisations qu'il
entend mettre en oeuvre pour satisfaire à cette obligation. Celles-ci devront
notamment préciser les actions de formation continue à développer pour le
personnel, les structures de soins à mettre en place en fonction des missions
spécifiques de l'établissement et les actions de coopération à développer de
manière à aboutir à la mise en place d'un réseau de prise en charge des soins
palliatifs et d'accompagnement au sein du territoire de santé.
Les agences
régionales d'hospitalisation sont invitées dans le cadre desdits projets
d'établissement et de la signature du contrat d'objectifs à vérifier que
l'établissement a bien cherché à apporter une réponse à cette obligation
légale.
Les schémas régionaux d'organisation sanitaires devront se montrer
largement incitatifs à l'égard des établissements en favorisant l'émergence de
réseaux de soins public-privé et médecine hospitalière-médecine de ville, en
incitant chaque structure à la généralisation de la pratique du projet de soins
individualisé orchestré au sein d'un réseau.
Justificatifs d'une démarche palliative
I. - Elle est une nécessité pour les établissements de santé
:
II. - Elle correspond aux besoins des patients :
III. - Elle répond aux besoins des proches :
IV. - Pour les besoins des équipes, elle participe à la prévention
du syndrome d'épuisement professionnel :
Cette prévention se justifie par les
conséquences de l'épuisement professionnel dans la qualité de prise en charge
des patients et de leurs proches : l'étude de F. Lert (2) met en évidence des
scores moyens de burn-out identiques pour des infirmières et des médecins de
CRLCC (40 % présentant un épuisement professionnel).
En dehors des
causes personnelles, de nombreuses causes peuvent contribuer à l'épuisement
professionnel constaté dans les équipes concernées :
La démarche palliative résulte donc tout à la fois de la volonté
de faire respecter les droits des patients, de la volonté d'améliorer la qualité
de la prise en charge des patients et de leurs proches, de la volonté
d'améliorer la qualité de vie des professionnels.
Compte tenu de
l'implication humaine nécessaire, la qualité de vie au travail est la condition
première de la démarche, et, en l'état actuel, le soutien et la formation aux
soignants sont la clef de la démarche.
Conditions de mise en place d'une telle démarche
La mise en place de la démarche palliative (DP) nécessite de façon
simultanée et synergique l'engagement des établissements de santé, le
volontariat des équipes et une reconnaissance sociale et politique qui passe
entre autres par l'intermédiaire des SROS (schéma régional d'organisation
sanitaire) au niveau des régions et des territoires de santé.
I. - LA VOLONTÉ
DE L'ÉTABLISSEMENT (ÉTABLISSEMENT DE SANTÉ PUBLIC-PRIVÉ, HÔPITAL LOCAL,
ÉTABLISSEMENT POUR PERSONNES AGÉES DÉPENDANTES - EHPAD)
Un des objectifs du
programme national de développement des soins palliatifs 2002-2005 est
l'engagement des établissements dans la DP, dont la diffusion de « l'esprit des
soins palliatifs et de l'accompagnement dans tous les établissements de soins
».
La volonté de l'établissement de s'engager dans la DP se doit d'être
clairement identifiée par le biais de projets écrits : projet médical, projet
des soins infirmiers, projet d'établissement, et se doit d'être inscrite dans le
CPOM (contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens). L'existence d'un programme
d'actions ayant pour but la mise en place d'une DP, au sein du CPOM, est le
témoin de l'engagement de l'établissement et sera reconnu comme tel par
l'ARH.
Cet engagement de l'établissement contribue à initier ou à poursuivre
une réflexion sur la démarche palliative au sein des équipes. Il apparaît
indispensable à terme pour mener à bien un projet d'équipe concernant les soins
palliatifs et l'accompagnement.
Les projets, qu'ils soient médicaux ou de
soins infirmiers, peuvent intéresser les différents niveaux de SP, ils peuvent
être mutualisés et doivent être l'aboutissement d'une réflexion conduite entre
les différents partenaires concernés, à savoir : directeur de l'établissement,
médecin, cadre infirmier, psychologue...
Une évaluation de l'engagement des
établissements dans la DP pourrait être envisagée par différents critères : aide
à la formation interne des soignants, mise à disposition de moyens matériels et
humains...
La mise en place de la DP nécessite une multidisciplinarité, une
coordination et une cohérence au sein des équipes de soins mais également avec
les directions des établissements et les décideurs. Son développement et son
assise sont dépendants d'une volonté commune centrée autour du patient.
II. - LE VOLONTARIAT EN ÉQUIPE
Les soins palliatifs font partie des démarches de soins au même
titre que les soins curatifs ; leur accès, et cela est notifié expressément dans
la loi, doit être possible à tout patient qui en fait la demande. La DP apparaît
donc nécessaire dans toute équipe de soins prenant en charge des patients
relevant de soins palliatifs et d'accompagnement. S'il a fallu initialement la
volonté de promouvoir et de prendre en compte la DP, il est nécessaire
actuellement d'avoir la volonté de l'installer dans les équipes et de la
développer.
Cela oblige souvent à une organisation et une réflexion
différentes de celles préexistantes pour pouvoir mettre en place un modèle
participatif, reflet de la volonté de toute une équipe et non pas seulement du
chef de service. Ce modèle nécessite la prise en compte des compétences et la
responsabilisation de chacun ainsi qu'une authentique communication au sein de
l'équipe. C'est ainsi que peut naître un projet en soins palliatifs qui
corresponde à un projet de service.
Au sein d'un modèle participatif, il est
souhaitable de mettre en place des groupes de travail sur un thème donné qui
élaborent un projet avec des objectifs opérationnels, des critères de qualité et
une évaluation. Ce projet de service, pour évoluer, nécessite l'implication des
décideurs. Il doit être inclus dans le projet médical, infirmier ou
administratif de l'établissement.
III. - L'ÉVALUATION DES RESSOURCES, DES BESOINS
(MALADES,
SOIGNANTS, FAMILLES, INSTITUTIONS)
Les établissements ou institutions ont besoin d'une organisation concrète pour que les soins palliatifs et l'accompagnement, inscrits dans la loi au titre des droits du patient, soient une réalité sur le terrain.
Evaluation des besoins
Cette étude des besoins peut se faire soit sous la forme
d'inventaire oral avec tous les membres de l'équipe, soit sous la forme de
questionnaires anonymes, soit sous la forme d'enquêtes épidémiologiques.
1.
Du service ou de l'unité :
2. Des personnes malades et de leurs proches :
Besoins
spécifiques (symptômes difficiles à soulager, dépendance, soins complexes),
besoins psychologiques (angoisse majeure du malade ou de son entourage,
épuisement,...), besoins sociaux (isolement, finances),... et spirituels :
enquête un jour donné sur les symptômes dont souffrent les patients relevant de
soins palliatifs - enquête un jour donné sur le temps passé pour réaliser les
soins et l'accompagnement auprès du malade et de son entourage - enquêtes
satisfaction : enquêtes rétrospectives auprès des familles...
3. De l'équipe
:
En terme de formation, de perfectionnement, d'échelles d'évaluation ou de
protocoles de traitements, d'organisation, de transmission, de soutien,...
4.
Des besoins :
Chambres, lieu d'accueil pour les familles, salle de repos,
salle d'entretiens, funérarium...
Evaluation des personnes ou des équipes ressources
Bien préciser les ressources existantes déjà disponibles (état des lieux) et les ressources souhaitées car nécessaires au développement de la démarche palliative.
b) Les aides extérieures :
Plusieurs types d'aides extérieures
visant à faciliter le travail des soignants sont concernés :
Mise en oeuvre de la démarche
Selon la circulaire relative à l'organisation des soins palliatifs et l'accompagnement du 19 février 2002 (1), la démarche palliative s'inscrit dans une pratique qui concerne tous les services de soins (court séjour, soins de suite et de réadaptation, long séjour...). Ce projet doit s'inscrire obligatoirement dans le projet médical et le projet d'établissement et permet le respect de la charte du patient hospitalisé.
Elle nécessite aussi des aides extérieures visant à faciliter le
travail des soignants : experts en soins palliatifs (professionnels des
structures de soins palliatifs, soignants formés de l'établissement, membres du
réseau), psychologues, bénévoles d'accompagnement.
Un dispositif spécifique
doit être développé associant des lits identifiés, des équipes mobiles et des
unités de soins palliatifs.
I. - MÉTHODOLOGIE DE LA MISE EN OEUVRE
DE LA DÉMARCHE (3,
4)
Elle passe par la réalisation d'un projet de service.
C'est un projet dans lequel les soins palliatifs sont intégrés au
même titre que les soins à visée curative, pour qu'ils soient considérés par
l'équipe comme un objectif positif et non un objectif d'exclusion.
Il
nécessite un accord de toute l'équipe, des formations, des réunions de service,
une mise en place de structures adaptées et un soutien des soignants.
Définition des thématiques de travail :
II. - lA MISE EN OEUVRE PROPREMENT DITE
Nous reprendrons ici les différents points de la circulaire du
19 février2002 (1).
1. La formation
La formation à mettre en place
est une formation interne à l'unité de soins, multidisciplinaire, nécessitant
une collaboration étroite avec le service de la formation continue de
l'établissement.
Elle a un triple objectif : permettre un apprentissage
technique homogène au niveau de l'équipe, apprendre à se connaître, et apprendre
à certains à prendre la parole.
Pour être efficace, il faut choisir un
créneau horaire et un rythme adaptés, voire être démultipliée pour qu'elle
puisse concerner tous les membres de l'équipe de toutes catégories
socioprofessionnelles.
Cette formation devra avoir un caractère continu pour
prendre en compte l'actualité et les changements de personnel.
Les temps de
formation devront être suffisamment longs pour permettre un apport de
connaissances et un échange de paroles.
Certains thèmes semblent obligatoires
à aborder : la définition des soins palliatifs, les besoins des patients en fin
de vie, la prise en charge des symptômes, l'accompagnement, le deuil,
l'interdisciplinarité et la démarche palliative, la réflexion éthique en fin de
vie.
Elle peut être complétée pour certains agents par d'autres formations
continues, externes, à type de DU, DIU, de formation d'infirmière clinicienne,
de participation à des groupes de travail ou à des séminaires (éthique,
réseaux...) qui sont à privilégier pour enrichir la réflexion de l'équipe et
apporter certaines spécificités.
2. Le projet de service
Au sein de ce
projet, certains thèmes paraissent prioritaires à aborder.
Outre ceux évoqués
dans la circulaire et que nous détaillerons ci-après, nous citerons (développé
en annexe 1) :
- le projet de soins (traitement des symptômes et
accompagnement du malade) ;
- l'information au patient et à la famille ;
-
la place des aides extérieures : EMSP, CLUDS, nutrition, service social ;
-
la place des bénévoles ;
- le retour à domicile ;
- les réseaux.
3.
Le(s) référent(s) soins palliatifs :
- il est souhaitable que le chef de
service et le cadre de santé (ou les responsables équivalents en structures
privées) soient impliqués pour amorcer la dynamique d'une culture de service
;
- le binôme souhaitable est IDE (plutôt que le cadre), médecins identifiés
comme référents, le cadre restant le responsable de la démarche dont le rôle est
de promouvoir, susciter, permettre la formation, évaluer le travail, déléguer
;
- son rôle : personne ressource, il est le correspondant de l'EMPS, de
l'USP, du CLUDS et du réseau de soins palliatifs. Il sera naturellement la «
personne référente » pour communiquer avec les familles et coordonner l'action
des bénévoles ;
- sa formation : il est utopique d'envisager l'obligation
d'un DU ou d'un DIU de soins palliatifs pour la formation des référents soins
palliatifs des établissements. Il faut cependant exiger une formation sur
l'accompagnement de fin de vie qui peut être complétée par des formations plus
spécifiques (outre le DU de soins palliatifs, un DU douleur, un DU d'éthique,
une formation d'infirmière clinicienne, un apprentissage de techniques de type
de relaxation, toucher, une formation sur la communication...) ;
- ses
compétences : compétences requises :
- motivé par le sens et les objectifs de
la démarche ;
- expérience professionnelle et formation dans le domaine des
soins palliatifs ;
- motivé par un travail de recherche ;
- ayant des
capacités d'écoute et d'analyse de situations ;
- ayant une place reconnue au
sein de l'équipe (charisme) ;
- capable d'initier et de motiver ses collègues
sur les différentes thématiques de la démarche : interdisciplinarité...
-
compétences à développer :
- être promoteur de procédures de soins avec le
cadre et ses collègues (soins d'hygiène et douleurs... Place des proches dans
l'accompagnement... Réunion interdisciplinaire de cas cliniques...) ;
-
identifier et susciter avec l'équipe un travail de réflexion et de
questionnement sur des situations dans le service ;
- être motivé par la
formation, faire partager ses connaissances, inciter ses collègues à se former
;
- être capable de se positionner face à l'équipe médicale.
4.
Communication au sein du service : les espaces de parole
La démarche
palliative nécessite une culture commune, une habitude d'échanges de l'équipe
soignante autour des patients mais aussi de ses pratiques par la
communication.
Les réunions interdisciplinaires de discussions des cas de
malades.
Outil nécessaire à la transversalité inhérente à la mission des
soins palliatifs, c'est l'objectif prioritaire à mettre en place dans toutes les
unités de soins car c'est la seule approche qui puisse permettre à chaque
soignant de comprendre les éléments de prise de décision pour les malades qu'ils
prennent en charge.
En présence de tous les membres de l'équipe, les
problèmes médicaux mais également l'information donnée aux malades, les
problèmes psychologiques ou éthiques (arrêt des traitements curatifs, décisions
de transfusion ou d'antibiothérapie de malades en fin de vie, passages en
réanimation...) sont abordés.
Elles permettent un processus de prise de
décision clarifié, confronté et légitime, une compétence partagée, une culture «
commune ».
Les réunions doivent être régulières (au moins une fois par
semaine) et permettre d'élaborer ensemble un projet de soins pour le patient et
un projet cohérent pour les proches.
D'autres types de réunions peuvent se
rajouter aux réunions interdisciplinaires de discussions de cas de malades
:
Réunions d'analyse de pratiques : réunions de relecture de cas cliniques ou
de cas éthiques.
Lors de ces réunions sont repris des cas cliniques ou des
cas éthiques vécus dans le service, ce qui permet de réanalyser les problèmes
posés, les modalités de prise de décision, les pratiques de service.
Ces
réunions bénéficient de la présence d'experts extérieurs (EMSP, consultation de
la douleur, psychologues, spécialistes d'éthiques...).
Elles doivent être
organisées sur le temps de travail. Les experts jouent un rôle d'expertise mais
aussi de formation et de soutien par l'avis et la réassurance qu'ils peuvent
apporter.
Réunions mensuelles sur les derniers décès des patients du service
où, là encore, une relecture de la prise en charge peut être effectuée et où les
soignants peuvent s'exprimer sur leurs difficultés en présence d'experts.
5.
Le soutien des soignants
Part intégrante de la circulaire du
19 février 2002 et de la seconde version du manuel d'accréditation de
l'ANAES 2003 (5), les modalités du soutien sont variées et doivent être
envisagées en fonction des besoins et des attentes des équipes :
- la
prévention du stress professionnel passe, outre par la diminution d'une charge
de travail excessive, par l'implication dans les décisions (autonomie), la
valorisation par la hiérarchie et par les patients (notions d'effort/récompense)
;
- il convient de favoriser, pour chacune des catégories de soignants, les
attitudes les plus habituellement efficaces dans les situations éprouvantes
(solidarité, qualité de la communication au sein de l'équipe) et de limiter les
conduites d'évitement dans la relation avec les patients et les familles ;
-
envisager une évaluation régulière des besoins en soutien des équipes :
-
temps institutionnels réguliers réunissant l'ensemble de l'équipe afin de faire
l'inventaire des besoins, attentes et permettre l'expression des éventuelles
difficultés de chacun ;
- évaluation par questionnaires anonymes du niveau de
retentissement psychologique du travail (questionnaires de Maslach en
annexe 2, Niedhammer (6)) ;
- à l'occasion de moments de « crises » ou
conflits particuliers ou après une situation exceptionnelle (décès difficile,
violences...) :
- appel à un intervenant psychologue ou psychiatre, de
préférence non impliqué directement dans le travail quotidien, pour réunion
institutionnelle, renouvelée si besoin ;
- proposition d'un entretien
individuel ou de groupe selon les techniques de débriefing (modèle de prévention
du stress aigu ou chronique post-traumatique) ;
- soutien plus régulier qui
peut revêtir la forme de :
- moments informels de discussion « à chaud »
entre les soignants et le (la) psychologue du service (soutien de couloir) : ils
doivent être mentionnés dans le cahier des charges et dans les rapports
d'activités des psychologues exerçant ce rôle de soutien ;
- groupes de «
parole » : groupes d'expression libre des émotions, représentations, partage
d'expérience qui implique un volontariat et une animation assumée par un
psychologue ou un psychiatre ne participant pas au travail quotidien du service.
Le soutien psychologique ne peut être envisagé comme intervention « clivée » de
la dynamique et de l'organisation institutionnelle, réflexion sur la formation
et la compétence des acteurs. Dans ce sens, le « groupe de parole », qui
implique engagement et choix individuel, participe plutôt à une démarche de
formation et d'acquisition de compétence.
6. Accueil et accompagnement des
familles et des proches.
a) Accueil
Il convient de contribuer par des
mesures concrètes au meilleur accueil, soutien et suivi possible de la famille
au sein des services :
- la mise à disposition d'un salon d'accueil et de
repos équipé pour les proches ;
- horaires de visite libres et possibilité de
s'installer dans la chambre du patient.
Des référentiels existent en fonction
des différentes structures :
- établissements et service : guide
d'accréditation SFAP (7) ;
- service souhaitant une reconnaissance des lits
identifiés : guide d'élaboration d'un dossier de demande de lits identifiés
(8).
b) Accompagnement
- il convient de reconnaître, de respecter et de
préserver le rôle et la place de la famille et des proches : le projet
d'accompagnement doit intégrer les proches dans ses différentes composantes.
Chacun de ses membres doit être reconnu dans ses souffrances et ses attentes
propres. Le soutien de la famille relève des objectifs de soins ;
- la
famille et les proches doivent être régulièrement informés. Importance de
désigner un soignant référent, disponible pour la famille et les proches ;
-
nécessité d'intégrer la famille et les proches à la demande de soins, en
coordination avec la personne malade ;
- intérêt de former les familles qui
le souhaitent aux soins du nursing et aux symptômes de l'agonie. Mettre à leur
disposition les informations utiles à l'accompagnement d'un proche (publications
d'associations spécialisées) ;
- prévenir leurs risques d'épuisement ou de
rupture en leur proposant le recours à une psychologue ;
- répondre à leurs
attentes socio-économiques en favorisant les interventions du secteur social
;
- tenir compte des spécificités liées à l'ethnie, à la culture (favoriser
l'intervention des interprètes, des médiateurs culturels). Respecter les rites,
croyances et coutumes. Favoriser l'intervention des représentants du culte
;
- tenir compte de la spécificité de l'accompagnement des enfants et des
adolescents ;
- diffuser une information au sein des services à propos des
initiatives associatives de soutien des personnes endeuillées. Identifier et
favoriser les différents relais professionnels et associatifs, susceptibles
d'accompagner les familles et les proches.
Evaluation et suivi
L'évaluation de la démarche palliative avec l'implication de toute l'équipe soutenue par des référents est indispensable tant dans sa phase initiale de projet à construire sur un état des lieux existant que dans sa phase de suivi au cours de laquelle l'évaluation et le suivi des pratiques sera à considérer avec des points forts et de nouveaux objectifs à atteindre, liés à des constats d'insuffisances.
Pour chacun des objectifs de projet, il faudra ensuite élaborer des indicateurs pour suivre, après la mise en place du projet, la pertinence des actions proposées. Les indicateurs seront quantitatifs mais également qualitatifs (mesurant par exemple la satisfaction des familles, des soignants, etc.).
ANNEXE I
ELÉMENTS D'AIDE À LA RÉALISATION D'UN PROJET DE SERVICE SUR CERTAINS THÈMES EN TENANT COMPTE DES CONCLUSIONS DE LA CONFÉRENCE DE CONSENSUS SUR L'ACCOMPAGNEMENT DES PERSONNES EN FIN DE VIE ET DE LEURS PROCHES (PARIS, 14 ET 15 jANVIER 2004)
1. Le projet de soins centré autour du patient
Selon l'avis du patient, il est privilégié :
Il s'agit d'une prise en charge qui nécessite un regard pluriel avec une prise en charge pluridisciplinaire en relation avec le médecin traitant et l'entourage : conférence, référence 51 du manuel d'accréditation de l'ANAES, de novembre 2003 pour la deuxième démarche d'accréditation (5). Il doit être accompagné de prescriptions anticipées personnalisées (PAP), décidées avec le patient notamment si il s'agit de Sédation avec une infirmation clairement transmise à la famille concernant cette sédation.
2. Information au patient et à sa famille
Rappels
La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des
malades et à la qualité du système de santé confirme le patient dans son rôle
d'acteur du système de santé avec un droit à l'information.
L'objectif de
l'information : un droit - article L. 1111-3 du code de la santé publiques, qui
est d'expliquer au patient, entre autre -, les soins, leur bien-fondé, leur
urgence, les risques qu'ils comportent.
Elle doit être la plus complète
possible pour permettre au patient de prendre une décision en toute connaissance
de cause, librement et sans contrainte.
Le droit au consentement, article L.
1111-4 du code de la santé publique. La volonté du patient s'impose au médecin
comme préalable indispensable à la réalisation des actes préventifs et curatifs,
y compris si sa décision est d'interrompre un traitement ou de refuser des soins
mettant ainsi sa vie en danger.
Le droit de désigner une personne de
confiance, article L. 1111-6 du code de la santé publique.
Le patient désigne
par écrit une personne de confiance, révocable à tout moment.
Lorsque le
patient est lucide, elle participe, avec l'accord du patient, aux entretiens
médicaux, elle assure une mission de conseil, d'assistance morale.
Lorsque le
patient n'est plus tout à fait lucide, elle est consultée par l'équipe soignante
et donne son avis sur des questions liées à la prise en charge du patient ; cet
avis est purement indicatif ; il permet, d'une certaine façon, au patient de
conserver « un droit de parole » sur des décisions médicales délicates ; mais en
aucune façon il ne se substitue à lui-même.
Quelques notions
générales
L'information favorise l'adhésion du patient au projet
thérapeutique et contribue à sa réussite.
Il convient d'intégrer à la démarche qualité l'évaluation des critères et des modalités d'information de la personne et de prise en compte de l'expression de ses choix (confidentialité, transparence, intégrité).
3. Place des aides extérieures :
structures de soins
palliatifs, CLUDS, nutrition, social...
Les aides extérieures aux services sont représentées, d'une part, par les soins de support, dont les soins palliatifs et, d'autre part, par les bénévoles d'accompagnement.
a) Structures spécialisées de soins palliatifs
Les principes généraux d'organisation de la prise en charge des soins palliatifs sont précisés par la circulaire relative à l'organisation des soins palliatifs et de l'accompagnement du 19 février 2002.
Ce sont des experts en soins palliatifs de l'établissement, s'ils
sont membres d'une EMSP ou d'une USP, ou d'un réseau de santé qui pourront
apporter leurs compétences et leur expertise mais aussi d'être le regard
extérieur souvent indispensable pour dénouer des situations difficiles.
Leurs
missions, leur organisation et leur fonctionnement sont précisés dans les
annexes de la circulaire du 19 février 2002 (1).
b) Soins de support
Les soins palliatifs font partie des soins de support qui se rapprochent de l'expression anglo-saxonne supportive care dont la définition est : « l'ensemble des soins et soutiens nécessaires aux malades parallèlement aux traitements spécifiques, lorsqu'il y en a, tout au long des maladies graves ».
Continuité et globalité des soins en palliatif
Les soins de support, outre les soins palliatifs, comprennent
:
Toutes ces équipes sont autant de personnes ressources pour les équipes soignantes de façon à réaliser une prise en charge globale des patients.
d) Autres intervenants
Musicothérapeutes, arthérapeutes, clowns
pour les enfants...
e) Enseignants
Permettant la poursuite de la scolarité
pour les enfants et les adolescents.
f) Représentants du culte.
4. Bénévoles d'accompagnement
Par leur écoute et leur disponibilité, ils offrent aux malades et
aux proches qui le souhaitent l'occasion de pouvoir partager
différemment.
L'intervention des bénévoles dans un établissement est régie
par une convention selon le décret n° 2000-1004 du
16 octobre 2000 relatif à la convention type prévue dans l'article L.
111-5 du code de la santé publique (10) :
5. Retour à domicile
La continuité des soins après la sortie est planifiée et coordonnée avec le patient et son entourage ainsi qu'avec les professionnels intervenant en aval (cf. référence 50 du manuel de l'accréditation de l'ANAES (5)).
Les structures d'hospitalisation à domicile, HAD peuvent selon la
circulaire du 19 février 2002, individualiser des places consacrées à
la pratique des soins palliatifs : « places identifiées ». Elles sont favorisées
par la suppression « du taux de change ».
Leurs missions, leur organisation
et leur fonctionnement sont précisés dans la circulaire (1). Leur rôle doit être
renforcé pour faciliter le retour à domicile.
Le retour à domicile doit
prendre en compte le projet de vie de la personne malade et de ses proches à
domicile. Il doit être préparé. L'équipe de référents qui l'accompagnera doit
être contactée, et le matériel médical nécessaire commandé.
En cas de
difficultés, il faut rendre possible un retour dans le service ou
l'établissement qui a assuré le suivi de la personne en évitant un passage par
les services d'urgence ou rendre possibles des hospitalisations de courte durée
dans des structures recours.
6. Les réseaux
Le réseau de santé de soins palliatifs est vivement conseillé,
comme le rappelle la circulaire du 19 février 2002 car, d'une part, il
permet le respect du désir des patients en ce qui concerne le choix de lieu de
vie, du lieu de soin et, d'autre part, d'optimiser le fonctionnement du système
de santé en développant des complémentarités.
Il a pour objectif de mobiliser
et de mettre en lien les acteurs sanitaires et sociaux sur un territoire donné
autour des besoins des personnes.
Il vise à assurer la meilleure orientation
du patient, à favoriser la coordination et la continuité des soins qui lui sont
dispensés et de promouvoir des soins de qualité et de proximité.
Leurs
missions, leur organisation et leur fonctionnement sont précisés dans la
circulaire (1).
La prise en charge dans le cadre d'un réseau est vivement
encouragée : l'ordonnance n° 2003-850 du 4 septembre 2003 portant
simplification de l'organisation et du fonctionnement du système de santé donne
un outil très souple et unique pour le statut juridique des réseaux : le
groupement de coopération sanitaire (GCS). Il permet d'associer des
établissements privés et publics tout en intégrant, le cas échéant, des
personnels libéraux.
Il est important d'inciter les établissements à signer
des conventions avec les réseaux de soins palliatifs existants et, le cas
échéant, avec d'autres réseaux de santé (cancérologie, gérontologie,
pédiatrie...).
ANNEXE II
ÉCHELLE DE MASLACH
Evaluer votre niveau
d'épuisement professionnel !
Indiquez la fréquence à laquelle vous ressentez ce qui est décrit
à chaque item.
Jamais : 0.
Quelques fois par année, au moins : 1.
Une
fois par mois, au moins : 2.
Quelques fois par mois : 3.
Une fois par
semaine : 4.
Quelques fois par semaine : 5.
Chaque jour : 6.
Entourer le chiffre correspondant à votre réponse
MBI :
Maslach Burn out Inventory
| ITEM | FRÉQUENCE |
|---|---|
| 1. Je me sens émotionnellement vidé(e) par mon travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 2. Je me sens à bout à la fin de ma journée de travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 3. Je me sens fatigué(e) lorsque je me lève le matin et que j'ai à affronter une autre journée de travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 4. Je peux comprendre facilement ce que mes malades ressentent | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 5. Je sens que je m'occupe de certains malades de façon impersonnelle comme s'ils étaient des objets | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 6. Travailler avec des gens tout au long de la journée me demande beaucoup d'effort | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 7. Je m'occupe très efficacement des problèmes de mes malades | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 8. Je sens que je craque à cause de mon travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 9. J'ai l'impression, à travers mon travail, d'avoir une influence positive sur les gens | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 10. Je suis devenu(e) plus insensible aux gens depuis que j'ai ce travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 11. Je crains que ce travail ne m'endurcisse émotionnellement | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 12. Je me sens plein(e) d'énergie | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 13. Je me sens frustré(e) par mon travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 14. Je sens que je travaille « trop dur » dans mon travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 15. Je ne me soucie pas vraiment de ce qui arrive à certains de mes malades | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 16. Travailler en contact direct avec les gens me stresse trop | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 17. J'arrive facilement à créer une atmosphère détendue avec mes malades | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 18. Je me sens ragaillardi(e) lorsque dans mon travail j'ai été proche de mes malades | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 19. J'ai accompli beaucoup de choses qui en valent la peine dans ce travail | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 20. Je me sens au bout du rouleau | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 21. Dans mon travail, je traite les problèmes émotionnels très calmement | 0 1 2 3 4 5 6 |
| 22. J'ai l'impression que mes malades me rendent responsable de certains de leurs problèmes | 0 1 2 3 4 5 6 |
| Tiré de : Canoui (Pierre), Le Syndrome d'épuisement professionnel des soignants, Masson 1998. | |
Références
1. Circulaire DHOS/02/DGS/SD5D n° 2002-98 du
19 février 2002 relative à l'organisation des soins palliatifs et de
l'accompagnement.
Chapitre III concernant les soins palliatifs en
établissements de santé, une pratique qui concerne tous les services, la
démarche palliative.
(Téléchargeable sur le site intranet « dossier soins
palliatifs » du ministère de la santé, de la famille et des personnes
handicapées, voir adresse ci-dessous ***).
2. Lert F., Morcet
J.F.
Organisation du travail, stress et épuisement professionnel chez les
infirmières exerçant à l'hôpital : identification des situations à
risque.
INSERM, 1997.
3. Colombat Ph., Mitaine L., Gaudron S.
Une
solution à la souffrance des soignants face à la mort : la démarche
palliative.
Hématologie 2001 ; 7 : 54-59.
4. « La démarche palliative »,
Colombat Ph.
Annexe IV du programme national de développement des soins
palliatifs 2002-2005.
(Téléchargeable sur le site intranet « dossier soins
palliatifs » du ministère de la santé, de la famille et des personnes
handicapées, voir adresse ci-dessous ***).
5. Seconde version du manuel
d'accréditation des établissements de santé de l'ANAES.
Version expérimentale
(novembre 2003) pour la seconde démarche d'accréditation : références 51 et 52
du chapitre III relatives aux soins palliatifs et à
l'accompagnement.
(Téléchargeable sur le site de l'ANAES : anaes.fr ou sur le
site intranet « dossier soins palliatifs du ministère ***).
6. Niedhammer I.,
Siegrist J., Landre M.F et col.
Etude des qualités psychométriques de la
version française du modèle de déséquilibre Efforts/Récompenses.
Rev. Epidém.
et Santé publique, 2000 ; 48 : 419-437.
7. Référentiel d'accréditation des
structures de soins palliatifs de la Société française d'accompagnement et de
soins palliatifs (SFAP).
Version mai 2000. Document réalisé par la commission
d'accréditation de la SFAP.
(Accès site internet du centre François-Xavier
Bagnoud : http ://www.fxb.org/
8. Guide pour l'élaboration d'un dossier de
demande de lits identifiés en soins palliatifs (mars 2004) rédigé par un groupe
de travail émanant du comité de suivi du programme national de développement des
soins palliatifs 2002-2005.
(Téléchargeable sur le site intranet « dossier
soins palliatifs » du ministère de la santé, de la famille et des personnes
handicapées, voir adresse ci-dessous ***).
9. Guide pour la mise en place
d'un programme de lutte contre la douleur dans les établissements de
santé.
Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées.
DHOS - Bureau qualité et sécurité des soins en établissements de santé. Mai
2002.
10. Décret n° 2000-1004 du 16 octobre 2000 relatif à la
convention type pour l'intervention des bénévoles d'accompagnement.
Annexe II
du programme national de développement des soins palliatifs
2002-2005.
(Téléchargeable sur le site intranet « dossier soins palliatifs »
du ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées, voir
adresse ci-dessous ***).
11. Circulaire relative au financement du dispositif
de maintien à domicile dans le cadre des soins palliatifs rédigée par la
CNAM-21-2003 et datée du 4 février 2003.
(Téléchargeable sur le
site intranet « dossier soins palliatifs » du ministère de la santé, de la
famille et des personnes handicapées, voir adresse ci-dessous ***).
(1) Nous
ne distinguerons pas les établissements publics de santé (centres hospitaliers
généraux, centres hospitaliers, hôpitaux locaux), les établissements de santé
privés et les établissements médico-sociaux qui ont tous, selon la loi,
l'obligation de délivrer des soins palliatifs, quelle que soit leur activité
(articles L. 6141-2, L. 6111-2, L. 6111-3, L. 1110-9, L. 1110-10, L. 1112-4, L.
6112-7 et L. 6162-1).
Ce document, centré sur les établissements, doit à
terme être étendu aux SSIAD, aux HAD et aux réseaux sur le domicile, y compris
aux structures de gériatrie.