A - LA PRE-ENQUETE
Une pré-enquête a eu lieu en 1995 auprès de 17 cadres infirmiers, réalisée par Jean-Claude HIERLE, sociologue.
But de la pré-enquête : préciser l'hypothèse de départ que la dimension spirituelle de la personne humaine ne se réduit pas à la dimension religieuse et qu'elle est liée à la question du sens de la vie des personnes et des groupes humains. Cette hypothèse était formée à partir, d'une part, d'une étude historique évolutive tenant compte d'une nouvelle position du religieux dans la société, de son caractère non hégémonique, de l'affirmation de la laïcité dans une société post industrielle et démocratique et, d'autre part, de l'évolution de la pratique soignante menée par des individus moins dépendants du religieux, de l'évolution des patients et des proches et des aumôneries concevant davantage leur présence comme un accompagnement large et ne se cantonnant pas à poser des actes religieux (sacrements par exemple).
Un questionnaire de pré-enquête a été utilisé pour des entretiens menés par Jean-Claude HIERLE auprès de 17 cadres Infirmiers de l'hôpital Sud du C.H.U. de Bordeaux.
Nous renvoyons au résultat de cette pré-enquête présenté en annexe.
L'ensemble des réponses conduisait à penser que le spirituel était tout ce qui concernait l'homme devant sa destinée humaine, il prenait en compte les grandes questions de la vie et de la mort tant au plan individuel (raisons de vivre et questions existentielles), qu'au plan collectif (rites et cultures).
Une question restait en suspens : une majorité (13 sur 17) pensent que la dimension spirituelle est partie intégrante de la démarche de soins mais cependant 4 pensent que ce lien est mal vécu et 3 envisagent les démarches spécifiques. Ce qui mène à 7 ceux qui voient ce lien (spirituel/ professionnel) comme problématique.
7/17 soit 41 ce qui n'est pas négligeable.
Quant au lien spirituel/religieux, une majorité pense qu'il y a une articulation, le religieux étant l'une des manières de vivre la dimension spirituelle mais n'étant pas la seule.
8 pensant qu'on peut être spirituel sans être religieux. Ce chiffre doit être renforcé par les 14 qui pensent qu'il y a complémentarité.
La majorité pense que tout homme a une vie spirituelle qu'il soit croyant ou non.
La pré-enquête nous a aidés ( Marie-Yvonne MORIN et Jean-Claude HIERLE) à préparer le
Questionnaire.
C'est ce questionnaire qui a servi de base aux entretiens.
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